LAURIER STATION, 1000 RÉPLIQUES POUR DIRE JE T'AIME
Compagnie dramatique du Québec
« Dans les films, y a toujours des histoires de soeurs unies par un lien plus fort que tout, qui se comprennent sans se parler, qui s'acceptent comme y sont, qui peuvent tout se dire... Dans les films, les relations entre les soeurs, c'est solide comme le roc ! Moi, celle que j'ai avec la mienne, des fois, j'ai l'impression de l'avoir achetée au Dollarama pis qu'a va me péter dans les mains dans deux minutes ! »
Résumé
Pendant la fin de semaine de la Fête des mères, en route vers Toronto pour aller récupérer la mythique courtepointe de leur mère décédée depuis peu, Nathalie et Anne-Sophie se retrouvent coincées dans un motel de Laurier-Station en raison d'une improbable tempête de neige. Tout sépare ces deux soeurs qui ont perdu contact depuis longtemps. Dans ce petit motel, tenu par l'exubérante Carolanne et sa fille Cassidy, elles vont se dévoiler, se confronter, douter de tout, pleurer, rire rager. À travers de surprenantes rencontres et de truculents souvenirs, les rivalités fraternelles et les fêlures de l'enfance refont surface.
Doit-on obligatoirement suivre la trace de nos parents ? Peut-on refuser un héritage (surtout celui qui n'est pas matériel) ? Si on est façonné par les choix de ceux qui nous ont précédés, comment alors aspirer à la véritable liberté? Est-ce qu'on peut laisser son bagage, là, comme ça, à la porte, et partir ailleurs, sans se retourner ? Partager un héritage commun, nous oblige-t-il à bien nous entendre ? Que faire quand la fratrie se désagrège ?
Laurier Station, 1000 répliques pour dire je t'aime aborde la notion d'héritage, celui bassement terre-à-terre qu'on lègue après la mort de quelqu'un et celui, plus fin et impalpable, qui se génère, jour après jour, de notre vivant. Il parle du poids de nos gestes et de la responsabilité que nous avons vis-à-vis des autres, des marques indélébiles que nous laissons dans la vie de ceux que l'on côtoie. Il s'intéresse à l'hérédité (dans nos comportements et nos caractères), rit de nos travers, s'émeut de la solidarité humaine, parle avec légèreté de sujets lourds et déguise des réflexions sur le monde en intrigue inusitée.
Humour, drame, tendresse et absurdités se côtoient dans cet
anti-road-theater aux accents de réalisme obsédé où les personnages (un peu contre leur gré) évoluent plus vite que le voyage.
La
Compagnie dramatique du Québec est dirigée par Isabelle Hubert et Jean-Sébastien Ouellette. Son mandat s'articule autour de la création, donc d'une parole actuelle. C'est la réflexion autour d'un sujet et le désir de raconter des histoires qui charpente ses productions. La forme et la facture demeurent libres parce qu'ils servent toujours l'intérêt du discours. Jusqu'à maintenant, avec des productions comme
À tu et à toi (2007) et
La robe de Gulnara (2010), la C.d.Q. s'est promenée entre le réalisme obsédé et le théâtre d'images, la comédie et la tragédie, l'impressionnisme et le cinéma, en préférant toujours la sincérité au spectaculaire.
Laurier Station ? 1000 répliques pour dire je t'aime a été créé en novembre , au Théâtre Périscope, à Québec.
Le texte est publié aux éditions L'instant Même.
Distribution
Texte
Isabelle HubertMise en scène
Jean-Sébastien OuelletteAssistance à la mise en scène et régie
France DeslauriersDécor
Vano HottonÉclairage
Caroline RossCostumes
Jennifer TremblayMusique
Andrée Bilodeau et
Patrick OuelletAvec
Joëlle Bond, Véronique Côté, Krystel Descary, Sophie Dion, Nicolas Létourneau Isabelle Hubert, auteur
Elle est née en Gaspésie, voulait être maîtresse d'école, comédienne, informaticienne, religieuse et officier dans la marine. Elle a finalement étudié en théâtre et en création littéraire à l'Université Laval et, ensuite, en écriture dramatique à l'École nationale de théâtre à Montréal, où elle a obtenu son diplôme en 1996.
Dès 1997, alors qu'elle est de retour à Québec, elle reçoit la prime à la création du fonds Gratien-Gélinas pour son texte Couteau, sept façons originales de tuer quelqu'un avec..., qu'elle a écrit un an plus tôt en résidence à la Chartreuse de Villeneuve lez Avignon en France.
À tu et à toi a été finaliste pour le Prix de la critique de Québec 2007-08 et créé au Théâtre Périscope. Sa dernière pièce,
La robe de Gulnara, créée au Théâtre de la Bordée et repris à Espace Go de Montréal, récipiendaire de plusieurs prix internationaux, a remporté le Prix de la critique de Québec 2009-10, le concours La scène aux ados en Belgique, le prix Coup de coeur des lycéens au 21e Printemps théâtral de Guérande, le Prix du développement international de la Ville de Québec dans le cadre de la bourse RIDEAU, et poursuit une importante tournée à travers le Québec.
Auteure polyvalente, elle a aussi adapté des romans pour la scène (mentionnons
Agaguk d'Yves Thériault et
Moby Dick d'Herman Melville), écrit des comédies d'été qui connaissent beaucoup de succès, prêté sa plume à des projets muséologiques ou des événements d'envergure (comme le Parcours 400 ans chrono ou le coup d'envoi de Lévis 2011) et participé à titre de scénariste à quelques projets de cinéma et de télévision. Elle a réalisé plusieurs résidences d'écriture, entre autres à Londres et en Guadeloupe. Depuis 2005, elle partage sa passion en enseignant l'écriture dramatique à l'Université Laval et au profil théâtre du Cégep Limoilou.
Jean Sébastien Ouellette, metteur en scène
Depuis sa sortie du Conservatoire d'art dramatique de Québec, Jean-Sébastien Ouellette a participé à plus d'une quarantaine de productions sur les scènes de Québec et d'ailleurs et a travaillé avec autant de metteurs en scène: Claude Poissant, André Brassard, Gill Champagne, Michel Nadeau, Lorraine Côté, Jean-Philippe Joubert, Françoise Faucher et Wajdi Mouawad, pour ne nommer que ceux-là. Il a interprété, en autres, Oreste dans
Andromaque de Racine, Béranger 1er dans
Le roi se meurt d'Ionesco, Coelio dans
Les caprices de Marianne de Musset, Rodrigue dans
Le Cid de Corneille et
Tartuffe dans la pièce du même nom de Molière.
En mai 2010, il incarnait Monseigneur Charbonneau dans
Charbonneau et le chef et s'est vu décerner le Prix des abonnés du Théâtre du Trident pour son interprétation.
En 2006, il se met à la mise en scène avec
Wanabago blues d'Isabelle Hubert et, en 2007, il fonde avec Nancy Bernier, Isabelle Hubert, Anne-Marie Olivier et Bernard White La Compagnie dramatique du Québec, où il dirige la production
À tu et à toi d'Isabelle Hubert au Théâtre Périscope. En 2010, Il signe la mise en scène de
La robe de Gulnara d'Isabelle Hubert et de
Dom Juan de Molière (au Théâtre du Trident).
En plus de son travail comme professionnel de la scène, il enseigne le jeu scénique à l'Université Laval et prête sa voix à César dans César,
l'homme qui parle aux chiens diffusé à Canal Vie.
Revue de presse
http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/theatre/201111/01/01-4463572-laurier-station-1000-repliques-pour-dire-je-taime-motel-des-carences.php